Le BNVCA exprime l’émotion de nombreux correspondants choqués par des sanctions infligées à une professeur d’histoire d’un lycée de Nancy à laquelle il est reproché de faire du zèle dans l’enseignement de la Shoah

                                             Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme
                                                    8 Boulevard Saint Simon  93700 Drancy
 
 
Le Président
Sammy GHOZLAN
06 09 67 70 05
 
                                                                                    Drancy le 02 Septembre 2010
 
Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme   tient à exprimer l’émotion de nombreux correspondants choqués par des mesures disciplinaires prises par l’Education Nationale à l’encontre d’une professeur de lycée LORIZ  de Nancy, à laquelle il est reproché d’user du mot  Shoah  pour qualifier le génocide des juifs et de l’enseigner à ses élèves.
Madame Catherine Pederzoli Ventura   est professeur d’histoire depuis 35 ans et selon nos informations   ses problèmes auraient commencé avec l’arrivée il ya 3 ans d’un nouveau proviseur qui n’apprécierait pas  son  zèle :  expositions  voyages sur ce thème , et  ne semblerait pas plaire non plus à des professeurs responsables syndicaux  qui auraient réclamé des expositions sur la Palestine ou les Harkis.
Nous rappelons qu’en 2004 Madame   Catherine Pederzoli Ventura     a été enfermée dans les toilettes et traitée de sale juive.
Nous rappelons que les voyages et conférences qu’elle organise en collaboration avec le Conseil  Régional et la Mairie de Nancy   rentrent dans le cadre légal de l’enseignement de la Mémoire conformément aux recommandations de l’Education Nationale.
Aussi nous ne comprenons pas les mesures prises à l’encontre de ce professeur ainsi que les conclusions de l’inspection générale qui lui reproche  d’avoir utilisé dans une discussion 14 fois le mot Shoah  parce que c’est une définition hébreue. comme si cela constituait une faute professionnelle. Nous rappelons que ce terme est  employé dans un usage courant  et utilisé largement dans les discours officiels
 
Nous demandons au ministre de l’Education Nationale de revoir  les motivations réelles des rédacteurs de ce rapport qui nous parait sévère ,excessif et  partial et bien vouloir désamorcer cette affaire  en annulant toute sanction.
 
 
 
 

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